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Sénatrice Kamala Harris

Portrait de Kamala Harris, une politicienne engagée

Photo : Brynn Anderson/AP/SIPA

Politicienne engagée, déterminée, elle est arrivée dans la campagne présidentielle américaine comme un grand bol d’air frais. Meufer vous dit tout ce que vous avez besoin de savoir sur Kamala Harris, la colistière de Joe Biden. 

Elle n’est pas qu’une femme, elle n’est pas que racisée, elle n’est pas qu’une colistière… Kamala Harris est surtout le symbole d’une société nouvelle où tremble enfin le « sexe fort ». À 55 ans, après deux mandats de procureure à San Francisco et deux élections au poste de procureure générale de Californie, la sénatrice Kamala Harris pourrait bien devenir la première femme vice-présidente des États-Unis d’Amérique. 

Pionnière et ambitieuse

Son père est un professeur d’économie de Stanford originaire de la Jamaïque. Sa mère, indienne, était une chercheuse spécialisée dans la lutte contre le cancer du sein. Kamala Harris, quant à elle, est une pionnière. Née à Oakland en 1964, la politicienne est pleine d’ambitions et ne s’en est jamais cachée. Après des études de sciences politiques, elle intègre le barreau de Californie en 1990. En accédant au poste de procureure générale de Californie en 2011, elle devient la première femme racisée à diriger les services juridiques de l’État le plus peuplé du pays. En 2017, elle prêtait serment au Sénat, devenant la première sénatrice américaine à avoir des origines asiatiques.     

D’ailleurs, les médias français parle d’elle comme de la « première femme noire colistière d’un candidat à la présidentielle américaine ». Et alors que le combat « Black Lives Matter » ne faiblit pas outre-atlantique, le débat se crée : Kamala Harris est-elle assez noire, les afro-américains peuvent ils s’identifier à elle  ? En fait, contrairement à ce que certains journaux titrent, Kamala Harris n’est pas afro-américaine… Elle est une américaine métisse caribéano-indienne. Notons qu’elle a fait ses études à Howard, une université de Washington fondée pour accueillir les étudiants afro-américains durant la période ségrégationniste. Elle est également membre de l’association d’étudiantes noires «Alpha Kappa Alpha».

Kamala Harris est un symbole qui ne fait pas pour autant l’unanimité, notamment à cause de sa réputation de procureure implacable… Ses positions sur l’importance de punir fermement les petits délits lui ont valu la colère de certain.e.s qui estiment cette politique injuste pour les minorités.

« Pour le peuple »

Pourtant, les combats de Kamala sont inclusifs, actuels et égalitaires. Sa devise en tant que procureure ? « For the people », « Pour le peuple ». Elle a d’ailleurs choisit de reprendre ces mots pour sa campagne à la vice-présidence.

Les actions d’aides à la communauté LGBTQIA+, Kamala Harris les enchaîne. Elle est une des premier.e.s élu.e.s officiel.le.s à avoir marié des personnes de même sexe à San Francisco (source) en 2004. Quatre ans plus tard elle s’est fermement opposée à la « Proposition 8 », un référendum californien qui, en étant approuvé avec 52,24 % des suffrages, a fait interdire de nouveau les mariages de personnes de même sexe dans cet État. En tant que procureure générale de Californie, Kamala Harris a refusé de défendre cette loi devant le tribunal. Suite à ce procès du 26 juin 2013, la « Prop 8 », jugée non-conforme à la constitution des États-Unis d’Amérique, a été annulée. 

« Une combattante intrépide pour les faibles, et parmi les meilleurs serviteurs du pays. » C’est ainsi que Joe Biden, candidat démocrate à la Président des Etats-Unis, a décrit Kamala Harris le 11 août dernier. Dans ce même tweet, il annonçait l’avoir choisie comme colistière. C’est sur Twitter que la peut-être future vice-présidente américaine a répondu au candidat : « Joe Biden peut unifier le peuple américain parce qu’il a passé sa vie à se battre pour nous. Et en tant que président, il construira une Amérique qui sera à la hauteur de nos idéaux. Je suis honorée de le rejoindre en tant que candidate de notre parti à la vice-présidence, et de faire ce qu’il faut pour qu’il devienne notre commandant en chef. »

Le 19 août, Kamala Harris s’adressait au peuple américain depuis une convention démocrate virtuelle. Au coeur de son discours ? Les femmes. Un discours particulièrement d’actualité puisqu’il y a cent ans, le 18 août 1920, est entré en vigueur le 19ème amendement, donnant enfin aux femmes le droit de vote. Le mois d’août vient d’ailleurs d’être désigné par le Congrès : « mois national du suffrage féminin » (source). L’arrivée de Kamala Harris dans la campagne présidentielle est donc à la fois historique et symbolique. On se donne rendez-vous en 2024 pour voir si la politicienne compte ajouter « Première femme présidente des Etats-Unis » à son palmarès de pionnière.

Il y a bien sûr de quoi être impressionnée par son parcours et on salue ses valeurs, mais remettons les points sur les i : Kamala Harris n’est PAS la première femme racisée à être colistière d’un candidat à l’élection présidentielle américaine. La pionnière, c’est Charlotta Amanda Spears Bass, rédactrice en chef du California Eagle et activiste des droits civiques. Cette afro-américaine a représenté le « Progressive Party » en 1952, aux côtés de Vincent Hallinan. (source)

Tu vois la meuf qui parle de cul hyper fort en terrasse en mettant parfois ses voisins méga mal à l'aise ? C'est moi. Je m'appelle Clotilde, j'ai 27 ans, je suis parisienne et journaliste spécialisée dans le lifestyle (le style de la life quoi). A 17 ans je pensais être une rebelle et finalement, je suis devenue un vrai cliché : j'aime plus Paris, je jardine, cuisine, médite, voyage. J'aime mon chat (sauf à 5h du mat, les proprio de félins savent...). Mais SURTOUT, j'aime écrire et débattre et croire qu'avec pas grand chose, chacun à son échelle, on peut changer le monde.