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Protection périodique, photo Unsplash

L’Ecosse vote la gratuité des protections périodiques pour les règles

L’Ecosse a fait un pas de géant dans la prise en charge sanitaire de la femme. Elle vient en effet de voter le 24 novembre, à l’unanimité, la gratuité des protections hygiéniques. 

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a, sur Twitter, communiqué sur sa « fierté d’avoir voté pour cette loi révolutionnaire, qui fait de l’Écosse le premier pays au monde à fournir des protections périodiques gratuites à toutes celles qui en ont besoin ».

Plus de 4 000 euros dans la culotte

Être femme a un coût, et celui-ci n’est pas négligeable.

En effet posons un simple calcul mathématique: une femme a ses premières règles vers l’âge médian de 13 ans et la ménopause intervient vers 48 ans. Cela fait donc 35 ans en moyenne de cycles mensuels, et autant d’années au cours desquelles nous avons besoin d’acheter des protections périodiques. 

420 cycles environ dans une vie c’est 420 fois l’achat de tampons et serviettes hygiéniques. Si l’on estime à 10 euros mensuel le prix d’achat du strict nécessaire, on arrive aisément à un total de 4200 euros le prix d’une certaine forme de féminité. A cela bien sûr il faudrait ajouter la visite annuelle chez le gynécologue, l’achat de sous-vêtements (ne nous leurrons pas ils s’usent plus vite en ces périodes particulières).

Point sur la situation en France

En France, s’il faut saluer les avancées, le chemin à parcourir est encore long. Ainsi, en 2015, des collectifs féministes ont obtenu un abaissement du taux de TVA sur ces produits de 20 % à 5,5 %. Toutefois, si la “taxe tampon” a ainsi été annihilée, selon une enquête de l’IFOP pour l’association Dons solidaires publiée en février 2019, 1.7 million de femmes seraient encore en situation de précarité menstruelle. 

A ce jour, la distribution gratuite de protections hygiéniques n’en est qu’au stade de l’expérimentation dans les collèges et les lycées ainsi que par certaines associations au bénéfice des femmes en difficulté. Dans un pays où les filles/femmes représentent plus de la moitié de la population, la marge de progression reste grande.

Virginie, 41 ans, enseignement, sophro, écriture, dessin...Maman, épouse, salariée, femme...Je suis ce que l’on appelle un cerveau en arborescence, un drôle de zèbre qui a découvert tardivement que ces jolies rayures ne constituaient pas un camouflage pour se cacher, mais bel et bien des peintures de guerre qui font de moi une guerrière capable d'affronter le monde. Plurielle et unique, attachiante et caprichieuse. Sinon j'ai un problème d'addiction au houmous (mais je me soigne 😋).